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    Introduction :

    L'autobiographie :

    L'autobiographie est le récit rétrospectif (=qui concerne ce qui est passé) en prose de sa propre existence, sous ses aspects les plus intimes (=propres). Dans l'autobiographie, la relation entre l'auteur et son public s'établit dans le respect d'une triple règle :

    auteur, narrateur et personnage sont associés ;

    l'auteur s'engage à dire la vérité ;

    le lecteur est constitué en juge du récit (l'auteur se justifie de ses fautes passées).

    L'auteur /narrateur/ personnage principal marque une synthèse de son expérience. Il embrasse l'ensemble de sa vie individuelle, recompose l'histoire de sa personnalité. Le narrateur considère rétrospectivement son expérience passée, sur laquelle il jette un regard neutre, ému ou ironique selon le cas.

     

    L'autobiographie

    La forme

    Le thème

    L'auteur

    Un récit

    en prose

    L'auteur parle de lui

    même et de sa vie

    Il y a fusion entre l'auteur narrateur -personnage.

    L'auteur :

    celui qui écrit le livre.

    Le narrateur :

    celui qui raconte l'histoire.

    Le personnage :

    Protagoniste (= acteur) dans l'histoire.

    Auteur= narrateur=personnage.

    Module 1

     

    Etudier les caractéristiques du roman autobiographique

    Ahmed SEFRIOUI, la boite à Merveilles, 1954

     

    Les personnages principaux de l'œuvre :

    Je :

    C'est l'auteur-narrateur-personnage. Il est le fils de lalla Zoubida et de Sidi Abdeslem. Il s'appelle Sidi Mohamed.âgé de six ans, il se sent seul bien qu'il aille au M'sid. Il a un penchant pour le rêve. C'est un fassi d'origine montagnarde qui aime beaucoup sa boite à Merveilles, contenant des objets mêlés. Il souffre de fréquentes diarrhées

     

    La boite à merveille :

    Le véritable ami du narrateur. Elle contenait des boules de verre, des anneaux de cuivre, un minuscule cadenas sans clef, des clous à tête dorée, des encriers vides, des boutons décorés, des boutons sans décor, un cabochon (=bouchon en verre ou en cristal de forme arrondie) de verre à facettes offert par Rahma et une chaînette de cuivre rongée de vert-de-gris offerte par Lalla Zoubida et volée par le chat de Zineb

    Lalla Zoubida :

    la mère du narrateur. Une femme qui prétend être la descendante du prophète et s'en vante (s'en flatte).  Elle croit aux superstitions. Ses yeux reflètent une âme d'enfant ; elle a un teint d'ivoire, une bouche généreuse et un nez court. Elle n'est pas coquette. Agée de vingt-deux ans, elle se comporte comme une femme vieille.

    Sidi Abdeslem :

    le père du narrateur, homme d'origine montagnarde. Il s'installe à Fès avec sa famille après avoir quitté son village natal situé à une cinquante de kilomètre de la ville. Il exerce le métier de tisserand (=fabriquant des tissus) Grâce à ce métier, il vit à l'aise. Homme fort et de haute taille. Un homme barbu que le fils trouve beau. Il a la quarantaine.

    La chouaffa :

    Voyante, c'est la principale locataire de Dar Chouaffa et on l'appelle tante kanza.

    Dris El Aouad :

    C'est un fabriquant de charrues. Il est époux de Rahma. Il a une fille âgée de sept ans qui s'appelle Zineb.

    Fatma Bziouya :

    Elle partage avec la famille du narrateur le deuxième étage, son mari Allal est jardinier.

    Abdelleh :

    Il est épicier. Le narrateur lui attribue toutes les histoires merveilleuses qu'il a eu l'occasion d'entendre.

    Le fqih du Msid :

    Maître de l'école coranique. Il somnole pendant que les écoliers récitent les versets du Coran. Il distribue des coups de baguette au hasard.

    Un grand maigre à barbe noire, dont les yeux lançaient des flammes de colère et qui habitait rue Jiaf.

    Lalla Aicha :

    Une ancienne voisine de lalla Zoubida, c'est une Chérifa qui a su rester digne malgré les déception du sort et dont la connaissance flattait l'orgueil de lalla Zoubida.

    Driss le teigneux :

    Fidèle serviteur de Sidi Abdessalem, il garnissait (= remplissait) les canettes et faisait les commissions.

    Résumé général de l'œuvre :

    L'auteur-narrateur personnage raconte son enfance alors qu'il avait six ans. Par un va et vient entre le point de vue de l'auteur-narrateur adulte et de l'auteur-narrateur enfant , le lecteur entre dans le monde solitaire du narrateur qui malgré quelques timides amitiés ne semble compter comme véritable ami que la boite à merveilles. En faisant le bilan de son enfance, l'auteur raconte ses journées au Msid auprès du fqih et de ses condisciples (=collègues), la maison de Dar Chouafa et les habitudes de ses habitants ainsi que le souvenir de fierté de sa mère concernant ses origines et son habitude à passer du rire aux larmes en plus de son art de conter les événements d'une façon qui passionnait son auditoire. De part son genre, le récit reste un véritable témoignage du vécu de ses personnages par la fréquence des noms de quartier qui constituent une véritable cartographie géographique. La figure calme du père est mise à rude épreuve dans le marché des bijoux quand il vient aux mains avec le courtier avant d'acheter les bracelets or et argent à sa femme.

    Cet incident précède l'annonce de la perte du capital dans le souk des haïks ce qui fait basculer le niveau de vie de la famille dans la pauvreté. Après avoir assuré le quotidien de sa famille, le père part aux environs de Fès pour travailler comme moissonneur. Après un mois d'absence, il rentre chez lui pour apprendre le divorce de Moulay Larbi avec sa  seconde épouse, la fille du coiffeur, ce qui lui permet d'exprimer son soulagement quant à ce dénouement.

    Schéma narratif :

     

    Etat initial :

    L'auteur-narrateur personnage  vit avec ses parents. Rien ne perturbe sa vie heureuse. Cette phase occupe une place importante dans le récit (Ch. I jusqu'au Ch. VIII). L'ampleur de cette étape traduit la félicité dans laquelle baigne le petit enfant. D'ailleurs, il est plongé dans un monde merveilleux.

    Elément perturbateur :

    Ce qui trouble cette félicité c'est la ruine du père qui a perdu son capital : l'argent qu'il portait sur lui est tombé quelque part dans un souk.

    Péripéties :

    Le voyage du père à la campagne, où il exerce un travail pénible afin de pouvoir amasser de l'argent nécessaire pour se rétablir dans son atelier. (Ch. VIII, IX, X, XI). Le congé accordé au petit qui ne va pas à l'école coranique à cause de sa faiblesse. La tristesse de la mère qui se rend aux mausolées et consulte les voyants.

    Dénouement :

    Le retour du père.

    Situation initiale :

    Le retour de l'équilibre : le bonheur. La réouverture par le petit de sa boite à Merveilles.

    Œuvre et analyse :

     

     

    Chapitre I

     

    Résumé :

    Le narrateur maintenant adulte, se souvient de son enfance. Il habite avec sa famille Dar Chouafa, au fond d'une impasse. La maison porte ce nom parce que une voyante y habite. Il se lève de bonne heure pour aller au M'sid, situé à la porte de Derb Noualla et dont le fqih est un grand maigre, barbu et coléreux. L'enfant se sent seul. Il a un penchant pour le rêve et imagination ; aussi sa tête est-elle peuplée d'histoires fabuleuses.

    Le narrateur redoute d'aller au bain maure qu'il considère comme l'enfer. Il aime courir dans le Derb, et surtout vider sa Boite à Merveilles. Le lendemain, la mère raconte les disputes qui ont lieu dans le bain maure.

    Cette femme soutient devant les voisines que les siens sont d'origine nobles et qu'ils sont les descendants du prophète. Une fois, au cours d'une dispute avec Rahma, elle profère à l'encontre de sa voisine des invectives violentes.

     

    Événement :

    Le narrateur adulte fait état de la solitude qui semble être son lot quotidien depuis l'âge de six ans. Remontant à son enfance, il décrit les différentes locataires de Dar Chouafa, le fqih du Msid et relate sa répulsion pour le bain maure. Malgré ses timides amitiés avec les bambins de l'école coranique, les véritable amis du narrateur étaient des personnages imaginaires et les objets de sa Boite à Merveille. Revenant sur le talent de comédienne de sa mère, le narrateur rapporte comment elle puisait dans le bain maure des sujets d'inépuisables anecdotes qu'elle racontait chez elle et aux voisines. Ce talent lui assurait un grand succès et incommodait le narrateur enfant surtout quand la tendance à la dramatisation se traduisait par une dispute de pallier.

     

    Lieux :

    Dar Chouafa, le Msid à la porte de Derb Nouala, la rue Jiaf où habitait le fqih

     

    Personnages :

    Je= auteur-narrateur-personnage.

    La Chouffa, Driss El Aouad, sa femme Rahma et leur fille Zineb.

    Fatma Bziouya et la famille de l'auteur.

    Abdellah, l'épicier. Lalla Fatoum : la caissière du bain maure.

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  • Œuvre et analyse :

     

    Chapitre II

    Temps :

    - Le mardi (« jour du Msid ») ; le mercredi matin.

    Résumé :

    Le narrateur redoute le mardi car il doit, comme tous les écoliers du M'sid, réciter les chapitres de Coran appris depuis l'entrée à l'école. Ce mardi, de retour à la maison, Lalla Aicha, une ancienne voisine de la famille, conseille à la mère qui se sent malade de se rendre au sanctuaire de Ali Boughaleb pour conjurer (=écarter en priant) le mauvais œil qui a frappé son fils, en lui faisant boire l'eau miraculeuse de ce lieu saint. Arrivés au mausolée, les deux femmes se mettent à supplier en épluchant leur série de plaintes et de problèmes, devant le catafalque du saint. Pendant que la proposée au tombeau fait des prières à la faveur des deux femmes, un chat donne un coup de griffe au narrateur, le lendemain, le garçon, blessé, ne va pas au M'sid ; cela rend heureux. En se réveillant, après le départ de son père, l'enfant entend les salutations et les souhaits d'usage entre les voisines (le cérémonial matinal). Le narrateur se régale avec deux beignets que la voisine Fatma lui apporte.

    Après, Driss le teigneux, apprenti du père, vient pour faire les commissions du ménage. Mais ce qui réjouit le narrateur c'est le petit éléphant en verre (un gros cabochon) que lui offre Rahma. Il décide de le ranger dans sa boite à merveilles. 

    Événement :

    Après une rude journée au M'sid, le narrateur rentre chez-lui. Il trouve sa mère souffrante d'une terrible migraine. Après un déjeuner improvisé (=fait sans préparation et sur-le-champ), Lalla Aicha vient rendre visite à son amie. Elle réussit à la convaincre qu'une visite à Ali Boughaleb était indispensable pour sa guérison ainsi que celle de Sidi Mohamed. Seulement, après les péripéties du voyage pendant lequel il fallait se garder des ânes et ne pas se frotter aux murs sales, le narrateur se fait griffer par un matou dans la cour de la Zaouïa ce qui précipita le retour à la maison. Bénéficiant d'un congé à cause de sa fatigue, le narrateur assiste au cérémonial (= ensemble de rites de courtoisie, et d'amabilité) des matinées, reçoit deux beignets de Fatma et un cabochon de verre à facette de Rahma. 

    Lieux :

    Msid, Ali Boughaleb, le cimetière aux abords de Ali Boughaleb.

    Personnages :

    Le fqih, Lalla Aicha, lalla Zoubida, le chat du mausolée, les moineaux, Allal, Sidi Mohamed, Driss le teigneux, un vieil ouvrier.

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